Calendrier de l'avent du domaine public - 2014/2015

Qui s’élèvera dans le domaine public en 2018 ?
Chaque jour de décembre, découvrons le nom d’un auteur dont les œuvres entreront dans le domaine public le 1er janvier 2018.

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Tristan Bernard

  • vendredi 22 décembre 2017
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  • Dans le DP en 2018

« Muet de naissance » (réponse : le cinéma) »

Tristan Bernard est un écrivain et humoriste français né en 1866 à Besançon et mort en 1947 à Paris.
Fils d’un architecte, Paul (prénom d’origine de Tristan Bernard qu’il abandonnera plus tard) passe son enfance en Franche-Comté, avant de partir à Paris pour obtenir une licence de droit. Il débute ensuite une carrière d’avocat au barreau de Paris, puis devient directeur d’une fabrique d’objets en aluminium à Creil. Finalement, il décide à nouveau de changer d’orientation professionnelle en devenant le dirigeant du vélodrome Buffalo de Neuilly-sur-Seine.
À partir des années 1890, à l’aube de ses 25 ans, Tristan Bernard se tourne vers l’écriture. Il publie dans un premier temps des contes, tel que Vous m’en direz tant, ainsi que des romans (Mémoires d’un jeune homme rangé) et enfin des comédies (Les Pieds nickelés ou Triplepatte). Ce sont surtout ces dernières qui l’ont rendu populaire et qui le destinaient à une longue carrière de grand dramaturge. Plusieurs de ses pièces ont d’ailleurs été adaptées au cinéma.

Au cours de cette période, il commence également à collaborer à La Revue Blanche. C’est ainsi qu’il prend « Tristan » pour pseudonyme, le nom d’un cheval sur lequel il avait misé avec succès aux courses.
En 1904, il fait partie de la première rédaction de l’Humanité. En 1917, il contribue par quelques articles au Canard enchaîné. Il contribue aussi largement au genre policier par son recueil Amants et Voleurs publié en 1905 ou encore Visites nocturnes en 1934.

Quasiment octogénaire, Tristan Bernard est déporté avec sa femme à Drancy en 1943 en raison de ses origines juives. Il est rapidement libéré grâce à l’intervention de Sacha Guitry (d’abord libéré seul, il refusera de partir sans sa femme) mais meurt 4 ans plus tard, de vieillesse. Son petit-fils, François, n’est pas revenu du camp de Mauthausen. Tristan Bernard ne s’est jamais remis de cette disparition.

Grand amateur de jeux, il était verbicruciste et on lui prête l’invention du jeu des petits chevaux.

C’est permis !
Aujourd’hui, ses comédies, légères, amusantes et pleines de malice, sont peu lues et peu jouées. Tristan Bernard reste néanmoins dans les mémoires par son esprit philosophique, ses jeux de mots, son sens de la dérision et de la citation.
Profitons de son entrée dans le domaine public pour mieux faire connaitre ses œuvres : jouons ses pièces, adaptons ses romans, mettons ses mots d’esprits sur des mugs et des T-shirt (vous pouvez par exemple offrir à votre collègue de bureau une tasse ornée de "«  L’homme n’est pas fait pour travailler. La preuve, c’est que ça le fatigue. »), distribuons ses mots croisés, bref amusons nous.

En 1962, Georges Brassens enregistre "Marquise", chanson composée à partir d’un poème de Pierre Corneille ("Stances à Marquise") au quel il ajoute une chute écrite par Tristan Bernard, ce qui nous donne une chanson qui commence ainsi :

Marquise si mon visage
A quelques traits un peu vieux
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux

et qui grâce à Tristan Bernard finit comme cela :
Peut-être que je serai vieille
Répond Marquise, cependant
J’ai vingt-six ans mon vieux Corneille
Et je t’emmerde en attendant

Corneille + Bernard = domaine public = à défaut de la mélodie, le texte est à nous !

Citations célèbres :

« Il vaut mieux ne pas réfléchir du tout que de ne pas réfléchir assez. » Triplepatte
« Je préfère faire partie de ceux dont on se demande pourquoi ils ne sont pas à l’Académie plutôt que de ceux dont on se demande pourquoi ils y sont. »
« Comme c’est triste d’avoir si peu d’occupation dans un pays si occupé.  » Les Hommes du jour

Bibliographie :
Evene (2006). Tristan Bernard. [en ligne] evene.lefigaro.fr. Disponible sur : http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/tristan-bernard-43.php [Page consultée le 13 décembre 2017].
Rigollet, C. (1998). Tristan Bernard. [en ligne] Le Point.fr. Disponible sur : http://www.lepoint.fr/culture/2007-01-24/tristan-bernard/249/0/80184 [Page consultée le 13 décembre 2017].
Teisseire, G. (n.d.). Tristan Bernard. [en ligne] Babelio.com. Disponible sur : https://www.babelio.com/auteur/Tristan-Bernard/26817 [Page consultée le 13 décembre 2017].
Contributeurs de Wikipédia (n.d.). Tristan Bernard – [en ligne] Wikipédia, l’encyclopédie libre. Disponible sur : https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Tristan_Bernard&oldid=142859442 [Page consultée le 13 décembre 2017].

Ce qui entre dans le domaine public :
28 Romans, dont :
- Mémoires d’un jeune homme rangé (1899)
- Secrets d’État (1908)
- Le Roman d’un mois d’été (1909)
- Féerie bourgeoise (1924)
- Hirondelles de plages (1929)
- Visites nocturnes (1934)

74 pièces de théâtre, avec par exemple :
- Les Pieds nickelés (1895)
- Le Seul Bandit du village (1898)
- Triplepatte (1905)
- Le Prince charmant (1914)
- Ce que l’on dit aux femmes (1922)
- La Partie de bridge (1937)

Quelques contes et poèmes :
- Vous m’en direz tant ! avec Pierre Veber (1894)
- Amants et Voleurs (1905)
- Souvenirs épars d’un ancien cavalier (1917)
- Compagnon du Tour de France (1935)
- Nouveaux mots croisés, avec la collaboration posthume de Jean de La Fontaine (1946)


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