Calendrier de l'avent du domaine public - 2014/2015

Qui s’élèvera dans le domaine public en 2017 ?
Chaque jour de décembre, découvrons le nom d’un auteur dont les œuvres entreront dans le domaine public le 1er janvier 2017.

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Georges-Louis Arlaud

par aka
  • dimanche 7 décembre 2014
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  • Dans le DP en 2015

Aujourd’hui c’est un photographe relativement méconnu qui entre dans le domaine public. J’en veux pour preuve que c’est le seul auteur du calendrier 2015 à ne pas avoir à ce jour d’article dans Wikipédia (mais cela ne saurait tarder). Il fut pourtant surnommé en son temps le « Nadar de Lyon » [1].

Georges-Louis Arlaud est né à Genève en 1869. A priori sa vie était toute tracée en reprenant l’entreprise familiale de céramique. Mais le métier est frustrant : tous ces beaux objets qui s’en vont à jamais avec leurs clients. Il faut en garder trace avant qu’ils ne quittent l’atelier. Et c’est ainsi qu’il découvre et s’adonne à la photographie.

Fin XIXe il s’associe avec Ferdinand Lacombe et ouvre un studio de portraits à Genève.

Mais ce qu’il préfère c’est se promener dans la campagne et montagne environnantes et d’en ramener des clichés pour illustrer des ouvrages tels que celui sur le Mont Blanc écrit par Daniel Baud-Bovy en 1904.

Sur proposition du célèbre photographe suisse Frédéric Boissonnas, il reprend un atelier à Lyon (3 place Meissonier) qui deviendra vite une sorte de salon mondain des artistes et bourgeois de la ville, un peu comme celui de Nadar à Paris, d’où son surnom donné par Paul Nadar lui-même.

Mais notre homme a la bougeotte. C’est pourquoi il accepte avec entrain d’illustrer en 1925 un grand projet : Le Visage de la France, dix-huit fascicules mensuels sillonnant la France (et ses colonies) qui connu un grand succès à l’époque, les lecteurs étant curieux de découvrir et mieux connaître leurs contemporains vivant de l’autre côté du village ou de la contrée. On en trouve encore quelques exemplaires sur Amazon ou eBay (en cherchant bien).

La médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine référence quelques originaux.

Complètement nu au soleil...

Parallèlement il s’intéresse au nu mais comme, on l’aura compris, il aime la nature et les balades, il va placer ses modèles au beau milieu du paysage et c’est cette série de photographies qui retient le plus souvent notre attention aujourd’hui (et font la fortune des salles de vente), parue dans Vingt Études de Nu en Plein Air aux éditions Horos en 1920.

Quelques exemples :

Une exposition lui a d’ailleurs été consacrée à Turin cette année.

Autre ouvrage publié en 1936 : L’album de la femme. La morphologie esthétique d’après l’étude du nu. Considérations physiologiques et philosophiques.

En 1942, il s’installe à La Ciotat, fatigué mais continuant son activité en éditant notamment des cartes postales. Fin brutale (de l’article et de l’artiste). On le retrouve dans une calanque en 1944 : assassiné, sa villa pillée et son œuvre dispersée !


Domaine public

Les photographies d’Arlaud entrent dans le domaine public le 1er janvier 2015. Mais il convient de faire également attention au droit à l’image des photographiés.


C'est permis !

Il va être désormais possible d’utiliser et d’inclure ces images où bon vous semble : collages, pochettes d’album, communication d’un camping naturiste et que sais-je encore. Encore faut-il que l’on puisse posséder et numériser les tirages originaux d’Arlaud. Ici, il semblerait que ce soit surtout les ouvrages illustrés qui soient parvenus jusqu’à nous.


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